Mercredi 20 mai, le Conseil Fédéral a donné l’autorisation aux communautés religieuses de reprendre leurs célébrations à partir du 28 mai, à condition de respecter certaines mesures préventives, qui pourraient nous sembler trop restrictives. Afin d’honorer cette confiance que nous témoignent nos autorités fédérales, il est essentiel de suivre ces recommandations à la lettre. Toutefois, la perspective de pouvoir rendre à nouveau un culte à Dieu en communauté dans nos lieux de prière est un sujet de joie qu’aucune directive sanitaire ne saurait ternir! Voici pourquoi nous affirmons que :

Nous ne pouvons pas nous serrer la main, mais par l’intensité de nos regards qui se rencontrent et de nos paroles qui s’échangent, nous saurons saluer celles et ceux que nous croiserons, peut-être plus intensément qu’avant.

Nous ne pouvons pas remplir nos bancs habituels, mais nous saurons remplir au mieux l’espace de nos temples, et peut-être sentir un souffle de liberté et de renouveau en habitant un coin d’espace encore inconnu.

Nous ne pouvons pas chanter nos cantiques, mais nous saurons élever notre souffle vers Dieu par nos prières, et peut-être que nous allons découvrir que nos corps et nos mots sont déjà les instruments de notre louange.

Nous ne pouvons pas prendre la cène avec le pain et vin, mais nous saurons vivre une eucharistie qui soit véritable action de grâce, par la force des gestes et du témoignage de la Bible, et nous goûterons peut-être de manière inédite la présence de Dieu dans nos vies.

Nous ne pouvons pas vivre d’après-culte mais nous saurons entretenir notre désir de convivialité jusqu’à notre prochaine rencontre et peut-être que notre après-culte se transformera en un téléphone, un mail, un petit mot partagé certes dans la distance physique mais aussi dans une communion chaleureuse.